Si sortir du piège que nous tendent stress, angoisse, colère, rancune et agressivité peut nous sembler parfois très difficile voire insurmontable, c’est parce que les sentiments négatifs sont une habitude que nous entretenons inconsciemment chaque jour de notre vie. Nos pensées génèrent des sentiments, et il est compliqué de se défaire de quelque chose qui nous est aussi intime que notre façon de penser et de ressentir. Compliqué, mais pas impossible !

Car, si nous souffrons de nos mauvaises habitudes, nous pouvons tout aussi bien en créer de nouvelles ! Pour cela, une prise de conscience est nécessaire, afin que nous observions notre façon de penser d’une façon plus lucide et plus constructive. J’ai déjà évoqué dans un article précédent 8 étapes pour arrêter de penser négativement. Je veux revenir aujourd’hui sur ces 5 idées reçues qui nous empêchent de faire évoluer nos ressentis négatifs.

Idée reçue numéro 1 : Prévoir le pire permet de mieux s’y préparer

émotions négatives

Source de l’image : Pix-of-life

FAUX : A prévoir le pire, on attire le pire. Et cela n’a rien à voir avec de la superstition ! Notre esprit possède un pouvoir extraordinaire, que peu de gens perçoivent à sa juste valeur. Un pouvoir créateur : Ce que nous pensons, nous l’attirons, en fait, nous le créons ! Combien de fois n’avez-vous pas entendu des phrases du type : « Il m’est arrivé ce que j’ai toujours craint ! », ou encore : « Ce que j’ai toujours redouté m’est advenu ! » Ceci est parfaitement normal ! Nous avons tous en nous un pouvoir incroyable qui résulte de la puissance de notre subconscient : Si vous craignez quelque chose, vous y penserez beaucoup, et inconsciemment, votre esprit travaillera pour attirer cela sur vous. Avez-vous remarqué? Si nous sortons de chez nous le matin en pensant à quel point tout le monde est de mauvaise humeur et désagréable, nous trouverons mille petites choses pour nous confirmer dans cette idée. Rappelez-vous : ce que vous pensez, votre esprit l’attire! C’est le même schéma qui est en oeuvre lorsque nous venons de nous acheter une nouvelle voiture, et que, soudainement, il nous semble que les routes regorgent de ce même modèle qui nous semblait si unique quelques jours auparavant.

Lorsque nous pensons que nous ne voulons plus de quelque chose, notre esprit se concentre, se focalise justement sur ce que nous ne voulons pas.

Idée reçue numéro 2 : « Ces pensées négatives surgissent trop vite, sans que je m’en rende compte, ce sont des émotions plus que des pensées structurées, je n’ai pas de prise sur elles ! »

FAUX : Nos idées nous dirigent. C’est l’ensemble de nos pensées quotidiennes qui forge nos réactions à notre environnement et qui, au fur et à mesure des années, façonne notre caractère : Que nous ayons 20, 35 ou 50 ans, notre existence est régie par l’ensemble de nos pensées quotidiennes qui forment au fur et à mesure des années des schémas mentaux. Ce sont ces représentations internes qui nous gouvernent, car elles conditionnent la nature de nos réactions. Comme on l’a vu, ces schémas ne sortent pas de nulle part. Et si nous les avons nous-même construits au fur et à mesure des années, cela signifie que nous pouvons agir dessus.

Pensée et sentiment, un lien de cause à effet

Tel nous pensons, tel nous ressentons, tel nous agissons. Nous avons tendance à banaliser l’importance de nos idées noires mais nous avons tort de le faire : nos pensées sont créatrices.

Nos pensées génèrent des sentiments, qui à leur tour génèrent des pensées, en une boucle délétère ou vertueuse selon le cas. Nous pensons, puis nous ressentons, et ces émotions nous conditionnent neurochimiquement, avec des conséquences somatiques. Ainsi, la boucle de nos pensées et de nos sentiments forge, au fur et à mesure des années, nos traits de caractère, puis notre personnalité.

Comment alors se débarrasser de nos idées noires ?

Si nous voulons changer, nous devons donc rompre avec nous-même. La première étape consiste d’abord à changer nos pensées. Ainsi nous pourrons modifier nos ressentis au quotidien et donc nos réactions habituelles, afin de renoncer à ce que nous étions pour devenir ce que nous avons toujours voulu être.

Pour se libérer de la façon de penser destructrice qui conduit à de tels sentiments, une première étape consiste à décortiquer nos vieilles habitudes de pensée, à prendre conscience de leur réalité néfaste. Puis, à remplacer nos habitudes négatives par d’autres, positives et constructives !

Idée reçue numéro 3 : Exprimer ses émotions est nécessaire, sinon on explose !

FAUX : Les sentiments négatifs sont très répandus dans notre société, et ce, de façon souvent insidieuse. Ce que nous appelons parfois à tort la « sagesse populaire » ne contribue nullement à remédier à cette abondance de sentiments négatifs qui nous pollue intérieurement, au contraire, elle renforce cette façon de penser en la justifiant.

« Chacun sait qu’il est très mauvais de contenir ses sentiments »

« On court le risque d’exploser au mauvais moment si on n’exprime pas ce que l’on ressent »

« Il faut donner libre cours à nos sentiments »

Toutes ces idées sont cultivées par beaucoup d’entre nous. Cependant, cela ne fait qu’entretenir les sentiments négatifs. Au lieu de dire qu’il faut donner libre cours à ses états d’âme, il vaut mieux se demander ce qui les provoque et les combattre. Nous seul avons de prise sur ce que nous ressentons. Ce ne sont pas les événements qui surviennent, les personnes qui nous entourent qui nous agressent, nous rendent triste, en colère, déprimé ou malheureux, ce sont les réactions que nous décidons d’avoir sur ces mêmes circonstances.

Que se passe-t-il dans une société qui considère comme « bon » de laisser s’exprimer sa colère et « mauvais «  de la réprimer ? Regardez autour de vous, que voyez vous ? Chacun a peur de l’agressivité des autres. La plupart des gens ne supporte pas la moindre critique, et tout le monde critique tout le monde. La plupart des gens se montre très sensible au jugement des autres, et tombe facilement en dépression. Les sentiments négatifs sont partout : dans les films que nous regardons, les musiques que nous écoutons, les discussions que nous avons.

Nous nous sentons agressés parce que les autres pensent et disent de nous, et à notre tour, pour relâcher un peu la pression que nous subissons et pour rejeter la responsabilité sur les autres, nous les critiquons. Ainsi, l’accusateur se pose-t-il à son tour en victime passive, en un cercle vicieux qui entretient et cultive les sentiments négatifs.

Notre société se fourvoie en se concentrant sur la façon d’exprimer les sentiments négatifs au lieu d’en rechercher les causes, alors que la solution constitue à maîtriser les pulsions émotionnelles trop fortes et à exprimer nos ressentis de façon calme et avec recul. Car c’est le fait d’apprendre à s’exprimer plus efficacement qui rend inutile l’expression et le défoulement des sentiments négatifs.

Souvent, on trouve des articles sur Internet qui véhiculent l’idée selon laquelle l’on devrait apprendre à dire son fait à la personne qui nous a blessé.  Or, cela ne permet qu’une détente passagère. Il suffit d’avoir été un jour la cible d’autrui pour savoir que les reproches ne rapportent le plus souvent que le contraire de ce qu’on désire. Derrière la critique, on devine souvent une envie de pouvoir, et peu importe le ton de la voix ou les précautions oratoires. Bien souvent, la personne critiquée réagit par la défensive et une résistance qui sont contre-productives, et qui muent la relation en un rapport de force qui rend impossible tout apprentissage de la communication sur un pied d’égalité.

combattre les sentiments négatifs

Source : Death to the Stock

Au lieu de nous concentrer sur le mal que nous font les autres, nous devrions nous préoccuper de ce qui se passe en nous lorsque nous nous sentons blessés : Pourquoi sommes-nous si sensibles à ce que les autres pensent ou disent de nous, N’est-ce pas à cause d’un manque de grandeur de notre part? Si dans un centre commercial un petit garçon de trois ans surgi de nulle part fonce sur nous et nous donne des coups de pieds, allons-nous lui répondre par des coups de poings, ou nous préoccuperons-nous de savoir où sont ses parents? Parce que nous nous sentons plus grand que lui, nous ne perdrons pas notre temps à démontrer à cet enfant qu’il a tort, mais nous nous efforcerons plutôt de l’aider à retrouver son calme.

En cultivant ce sentiment de grandeur et de confiance en nous-même, nous pourrons ainsi compter  sur nous avant de nous préoccuper des autres et de ce qu’ils pensent de nous.

Idée reçue numéro 4 : « Toujours penser positivement même lorsque tout va mal permet d’inverser la tendance ! »

FAUX : Penser de façon constructive ne consiste pas à dire que tout va bien alors que rien ne va. Si par pensée positive on entend enjoliver les choses en se faisant une fausse représentation de la réalité qui nous entoure, on se trompe. La force de la pensée constructive consiste à voir la réalité telle qu’elle est, sans embellir les choses ni les déformer de façon négative. Il s’agit en fait de ne porter ni des lunettes noires ni des lunettes roses pour voir le monde, mais des lunettes les plus propres possibles.

J’avais évoqué ici le fait qu’une attitude positive soit bien plus efficace que la pensée positive. Il est question alors de changer notre comportement intérieur : Au lieu de nous dire « Je ne veux plus vivre ceci », ou : « Je ne supporte plus cela! », nous pouvons décider de ne plus être dans le ressenti négatif mais bien de construire une nouvelle attitude constructive envers la vie.

Si nous remplaçons ces pensées par des affirmations telles que:  » A partir de maintenant, je serai ainsi », ou : « J’aime ceci, ou cela, ou tel type de personnes », nous attirerons ce que nous affirmons dans notre vie, pour un changement durable et constructif.

Si vous voulez vivre une vie agréable, positive et heureuse, cultivez-en vous des idées de bonheur, de joie, de paix et de sérénité. Et agissez pour le bien de celles et ceux qui vous entourent! Cela vous permettra de vivre une vie épanouie et sereine au quotidien.

Idée reçue numéro 5 : « Si j’ai raison, j’ai bien le droit de me mettre en colère, si ma colère est justifiée, j’ai bien le droit de l’exprimer ! »

Pour répondre à cette idée reçue, je vous propose de répondre à ces simples questions : A quoi cela m’avance-t-il de me demander si ma contrariété est justifiée ? Ai-je pu obtenir une seule fois ce que je voulais en me fâchant ? Les personnes de mon entourage sont-elles plus disposées à me faire plaisir quand je suis maussade ou fâché ?

Quel est l’intérêt pour vous d’avoir raison si cela vous fait vivre un enfer? Et si vous cherchiez à être calme et heureux au lieu d’avoir raison à tout prix? Votre ego en sera peut-être quelque peu mortifié sur le coup, mais vous y gagnerez en qualité de vie et en sérénité !

Qu’est-ce que cela peut-il vous faire, que votre colère soit justifiée, si à la fin elle ne vous apporte que des ennuis ? 

Et vous, êtes-vous parvenu à combattre vos sentiments négatifs? Comment avez-vous fait?

 

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